L’Observatoire des religions

L’Europe et la reconnaissance des valeurs de la liberté économique. Conclusion et Bibliographie

jeudi 5 juillet 2007 par François Facchini

Cet article a montré que la géographie de l’Europe ainsi que l’histoire de l’Eglise avait indirectement été à l’origine du développement de ce territoire en faisant de l’Europe un espace politique fragmenté et en préparant la reconnaissance des droits individuels et la sécularisation de l’action politique. Il prolonge les recherches engagées, de longue date par les historiens, sur l’invention du capitalisme et peut donner une réponse à la question de savoir pourquoi certains pays ont découvert et adopté les bonnes institutions du développement alors que d’autres les ont ignoré et se refusent toujours à les adopter.
L’histoire de l’invention du marché en Europe conduit à distinguer la question de la découverte des institutions du marché du celle du choix de ces institutions. Pour les pays en voie de développement la question est de savoir pourquoi ils n’ont pas adopté les institutions qui ont fait leur preuve sur d’autres territoires. Pour les pays riches, la question est différente. Il s’agit de savoir comment protéger les libertés individuelles et les libertés économiques en particulier afin de garantir aux générations futures la prospérité qui est la notre.
A la question de la protection des institutions du marché et des valeurs de la liberté l’économie politique constitutionnelle répond par la mise en place de règles capables de protéger les libertés individuelles des minorités contre la dictature de la majorité.
A la question de l’adoption par les pays pauvres des valeurs de la liberté et des institutions qui les garantissent, l’expérience européenne donne une réponse. Il faut s’inspirer du polycentrisme européen du Moyen Age pour transiter vers l’économie de marché. Il faut, alors, que les Etats acceptent de mettre leur droit en concurrence avec les droits des autres pays mais aussi le droit des marchands. C’est de cette manière qu’ils pourront savoir si une majorité de leur concitoyen adhère ou non aux valeurs du marché. Il faut, aussi, que les Etats acceptent que leur population puisse changer de mentalités, autrement dit qu’elle puisse changer de manière de voir le monde. La concurrence et la liberté d’expression apparaissent ainsi comme deux conditions de la transition vers le marché.

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