L’Observatoire des religions
Johannes Sachslehmer

Wien anno 1683

Pichler Verlag, Wien 2004

vendredi 6 juillet 2007

Une première fois en 1529, Vienne avait résisté victorieusement aux assauts des Turcs. Le 14 juillet 1683, le grand vizir Kara Moustafa, dit le Noir, se présente aux portes de la vielle impériale avec une armée de 300 000 hommes. Il s’est promis de prendre Vienne et de l’offrir à son maître Mahomet IV. La voie de l’Europe centrale serait ainsi ouverte, et l’armée ottomane pourrait envisager de débouler en Italie et d’arriver jusqu’à Rome.
Historien, auteur de nombreux livres sur Vienne, Johannes Sachslehmer raconte au jour le jour cette année 1683 dont le souvenir est resté vif dans les mémoires viennoises. Il s’en est fallu de peu, en effet, que la ville, assiégée pour la deuxième fois par les Turcs, fût prise et mise à sac. Le rapport des forces était très favorable à l’envahisseur ottoman. L’auteur montre bien l’angoisse qui s’empare des assiégés, abandonnés à leur sort par l’empereur Léopold 1er .
Si l’armée turque avait pu arriver si facilement jusque là, c’est qu’elle avait profité des dissensions qui s’étaient faites jour en Hongrie où les jésuites de la Contre-Réforme s’étaient montrés particulièrement brutaux, provoquant des révoltes contre les Habsbourg. Guidé par le comte hongrois et protestant Tököly, le général ottoman a trouvé le chemin de Vienne la catholique. Dans le Burgenland et la Basse-Autriche, les Turcs et leurs alliés tatares se livrent à un pillage systématique des paysans. La capitale est au bord de la famine.
L’âme de la résistance viennoise est un capucin italien, Marco d’Aviano, qui sera béatifié par Jean-Paul II en 2003. Le roi de Pologne Jan Sobieski est convaincu de venir secourir Vienne avec son armée de 40 000 hommes, auxquels se joindront quelque vingt mille Allemands et Autrichiens commandés par le duc Charles de Lorraine.

Accueil du site | Contact | Plan du site | En résumé | Espace privé | Statistiques | visites : 274675