L’Observatoire des religions

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dimanche 3 juin 2007 par Douce de Franclieu

Douce de Franclieu

candidate Alternatives libérales aux législatives dans le Gers

Très brièvement et en vrac car je n’ai pas réfléchi longtemps à la question. Ma foi est vieille et sérieuse, même si comme sur le reste, très peu cultivée et assez solitaire. "Une foi du charbonnier." Mon éducation religieuse et autre a été nulle dès la 6ème. Je ne me ressens guère d’affinité pour les communautés, pourtant gaies et vivantes. Mais je ne comprends pas que certains les regardent vite comme des sectes Je ne veux pas cela débouche comme ce qui se passe sur une requalification rapide et tueuse de ces communautés en secte, et une administration étatique de ce qui est bien vu ou pas, mais je ne suis pas qualifiée sur le sujet. Je n’ai pas reconnu l’UOIF ni compris les incohérences de Sarkozy sur le communautarisme, son désir de toucher à la loi de 1905, mais je ne suis là non plus guère experte. Je reste très à l’écoute.

J’ai fait 15 ans de catéchèse vers les scolaires sans trouver que cela serve à grand chose car je n’ai pas beaucoup de culture religieuse et les familles non plus ! Les enfants ne vivent plus guère de vie religieuse en famille. Cela pourrait-il changer ? J’aurais envie de remettre les cours de catéchisme et de culture religieuse obligatoires, donc notés, à la façon des TPE, dans les écoles religieuses. Je voudrais que dans ces écoles, liberté soit laissée au Directeur pour remettre crucifix, crèches, Semaine Sainte, Pentecôte, Epiphanie en période de vacances scolaires, cours de KT à sa guise, fin des exemptions, en tout cas selon le projet pédagogique annoncé. Je regrette que les profs ne soient pas mieux formés que les parents. Mais j’ai été scolarisée dans le secondaire après 1968 et je ne sais pas si c’était si bien avant ! Les exagérations de l’église pour mes parents, soeur et frères aînés ne me paraissent guère à regretter. Il faut revenir au fond.

Je n’ai guère envie d’être enterrée par des civils, or c’est ce qui va se passer. Donc je me demande, face au nombre insuffisant de vocations et à l’âge avancé des prêtres surchargés de paroisses s’il n’est pas temps d’entamer une réflexion sur le mariage de ceux-ci , comme les Diacres ou pasteurs, à laquelle je ne suis pas prête, mais je puis évoluer… ? ou s’il faut concevoir des « Grands » messes avec prêtres, mensuelles, plus riches sur le fond et les autres dimanches, des séances de lectures paroissiales hebdomadaires, avec des laïcs, religieux, historiens, philosophes, musiciens, artistes ?

Je ne veux pas d’un judaïsme de France, ni d’un catholicisme ou d’un islam de France. J’aime aller, à l’étranger, dans les églises le dimanche assister parfois sans comprendre la langue à la liturgie. Je prie alors en silence. Je ne me dis pas que je suis dans "un catholicisme d’ailleurs", je suis dans ma religion. Les autres religions font ce qu’elles veulent si elles ne viennent pas menacer l’expression de ma Foi. Or c’est ce qui se passe. Et nous sommes assez désarmés, par manque de connaissances essentiellement. Quant au financement, j’aime bien le système allemand que je connais…assez peu : chacun déclare appartenir à une confession ou pas, et à ce titre verse une contribution annuelle à l’église de son choix. C’est libre et responsable et empêcherait nos églises de mendier et d’être à la merci des quêtes du dimanche ou denier du culte dépassé. Cela semble « juste » entre les religions. Je n’ai pas envie de voir mon village créer une mosquée s’il n’a pas les moyens de réparer l’église. D’abord l’église puis ensuite la mosquée ou le Temple ou la Synagogue.…


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