L’Observatoire des religions

Mahmoud Abbas révisioniste

vendredi 18 juillet 2008

Dans un essai universitaire daté de 1984, « L’envers du décor : les relations secrètes entre le nazisme et le sionisme » Mahmoud Abbas, dit Abu Mazen, discute des liens secrets qui existaient entre les nazis et la direction du mouvement sioniste ". Deux ans plus tard, une étude réalisée par Abu Mazen, fondée sur cet essai préliminaire présenté au Collège oriental de Moscou, a été publiée en arabe par les éditeurs Dar Ibn Rushd à Amman, en Jordanie. Dans ces deux ouvrages, l’actuel président de l’Autorité palestinienne prend des positions révisionistes.

Dans l’introduction de son analyse de 1984, Abu Mazen évoque certains révisionnistes connus, émet des doutes quant à l’utilisation des chambres à gaz pour l’extermination des Juifs, affirmant que le nombre de Juifs tués au cours de l’holocauste pourrait être " inférieur à un million ". Abu Mazen prétend qu’il était de l’intérêt du mouvement sioniste de convaincre l’opinion publique du grand nombre de victimes, afin de s’octroyer " des gains plus importants " après la guerre, quand le temps serait venu de se partager le butin.

L’intention d’Abu Mazen est ici de remettre en cause la légitimité du mouvement sioniste en prouvant qu’au cours de cette période critique de l’histoire du peuple juif - la montée du nazisme et la deuxième guerre mondiale -, rien ne pouvait arrêter les leaders sionistes dans leur course à la création d’un Etat juif. Il écrit : " La vérité [sur les crimes nazis] comporte un autre aspect " que l’Occident a choisi d’ignorer, occultant le rôle d’un de ses " principaux partenaires dans le crime ", c’est-à-dire le mouvement sioniste. L’étude d’Abu Mazen indique l’existence d’intérêts communs aux mouvements sionistes et nazis, et une similitude fondamentale entre leurs théories respectives. Ce qu’Abu Mazen a voulu démontrer avant toute chose est que le mouvement sioniste - toutes factions confondues - a comploté contre le peuple juif, collaborant avec les nazis pour l’anéantir, considérant la " Palestine " comme la seule destination adéquate de l’émigration juive.

Abu Mazen écrit : " On pourrait imaginer que le sionisme a fait tout son possible pour venir au secours des Juifs, ou au moins les maintenir en vie jusqu’à la fin de la guerre. On pourrait croire qu’il a cherché à attirer l’attention de l’opinion mondiale sur les massacres dont étaient victimes les Juifs, afin de pousser les gouvernements à leur venir en aide. " Mais, explique Abu Mazen, " les sionistes ont agi exactement à l’opposé de ce que l’on aurait pu attendre d’eux ". Le mouvement sioniste aurait saboté divers plans d’assistance [1], occultant les informations concernant la destinée funeste des Juifs d’Europe, " afin de se libérer de la nécessité de prendre les mesures qui s’imposaient ". Abu Mazen ajoute que " le mouvement sioniste a mené une grosse campagne contre les Juifs vivant sous le régime nazi, afin d’éveiller la haine du gouvernement à leur égard, d’alimenter la vengeance contre eux et d’étendre l’extermination de masse. " [2]

Introduction : La face cachée de la vérité " Les pays occidentaux ont défini le tableau de l’après-guerre : ils ont nommé les crimes commis, les criminels et leurs victimes - après s’être institués en juges fiables ayant droit au mot de la fin. Ils ont occulté les détails, les faits et les crimes qui les dérangeaient. Ils ont choisi d’ignorer certains noms, personnalités importantes, institutions, organisations et pays. En fin de compte, ils ont accusé les responsables nazis de tous les crimes commis pendant la guerre, chassant implacablement ceux qui étaient encore en vie, même quand leurs crimes étaient déjà anciens. [Les procès de] Nuremberg ont diminué le nombre des tyrans et des meurtriers, jetant l’ombre sur le principal partenaire des crimes de guerre. Après avoir fait payé [le prix à l’ennemi], ils se sont focalisés uniquement sur les crimes, les criminels, les accusateurs, les défenseurs, les témoins, limitant le problème à un cadre dont nul ne pouvait sortir. C’est ainsi que ces criminels ont mis au jour une seule partie de la vérité, négligeant délibérément l’autre. "

Le nombre de victimes juives " Au cours de la deuxième guerre mondiale, 40 millions de personnes appartenant à différentes nations du monde ont été tuées. Le peuple allemand en a perdu 10 millions, le peuple soviétique 20 millions. Et les autres victimes étaient originaires de Yougoslavie, de Pologne et d’autres pays. Mais après la guerre, on a avancé le nombre de six millions de victimes juives, affirmant que la guerre d’extermination avait visé les Juifs en priorité.

Le fait est que nul ne peut prouver l’exactitude de ce nombre, ni le nier. En d’autres termes, le nombre de victimes juives pourrait être de six millions ou de beaucoup moins, s’élevant à moins d’un million. [Toutefois], débattre du nombre de Juifs [exterminés] ne diminue en rien la gravité du crime commis contre eux, vu que le meurtre - même d’une seule personne - constitue un crime inacceptable pour le monde civilisé et l’humanité [dans son ensemble].

Il semble que le gonflement du nombre de victimes par le mouvement sioniste ait eu pour but de lui assurer des gains importants. Cela l’a poussé à confirmer le nombre de [six millions], à l’officialiser auprès de l’opinion publique, et ce faisant à attiser la mauvaise conscience et la compassion générales. De nombreux érudits ont remis en question ce nombre, formant des conclusions déroutantes, selon lesquelles le nombre de victimes juives s’élèverait en fait à quelques dizaines de milliers. Roger Delorme, écrivain canadien de renom [3], a dit à ce sujet : ’Jusqu’à présent, il n’existe aucune preuve que le nombre de victimes juives dans les camps de concentration nazis ait atteint les quatre ou six millions. Le sionisme a d’abord parlé de 12 millions de Juifs exterminés dans ces camps, nombre qui s’est ensuite révélé bien inférieur (réduit de moitié), atteignant les six millions. Puis l’estimation a encore baissé, passant à quatre millions de victimes juives, vu que les Allemands n’auraient pas pu exterminer plus de Juifs qu’il n’y en avait dans le monde à cette époque. En fait, le nombre réel est bien inférieur à celui de ces millions imaginaires.’ L’historien et écrivain [américain] Raul Hilberg pense qu’il ne dépasse pas les 896 000. [4]

Cette estimation de six millions de victimes trouve sa source dans une déclaration faite par Haïm Weizmann en 1936, face à un comité britannique, au sujet du destin des 6 millions de Juifs vivant en Europe si la guerre venait à être déclarée. [D’après Haïm Weizmann], ’les petites branches vertes sont celles qui survivront tandis que les autres périront.’ Prenant cette phrase comme référence, le mouvement sioniste a insisté sur le fait que six millions [de Juifs] ont été tués, et que nul n’a survécu.

L’étape suivante a été pour le mouvement sioniste de tenter de décrire comment ils [les Juifs] ont été tués dans les camps de concentration et les chambres à gaz, choisissant d’ignorer deux données fondamentales : d’abord, qu’un grand nombre de Juifs a survécu ; certains ont été sauvés par le mouvement sioniste [qui encourageait] l’immigration en Palestine, tandis que d’autres ont été secourus par les peuples qui les ont protégés et éloignés des nazis, comme l’Union soviétique, qui a envoyé deux millions de Juifs dans les républiques de l’Est. En plus, des centaines de milliers de Juifs ont été trouvés vivants dans les camps de concentration quand les Alliés ont libéré les territoires [conquis par les nazis].

Deuxièmement, l’extermination des victimes n’a pas été perpétrée que dans les camps de concentration et les chambres à gaz. Une partie des victimes ont péri au cours des batailles et des guerres ou en raison de la famine et de la maladie qui ont frappé tous les peuples d’Europe. D’autre part, les camps de concentration ne renfermaient pas que des Juifs, mais des gens provenant des quatre coins d’Europe : des combattants, des intellectuels, des érudits, des prisonniers de guerre et des opposants au fascisme.

Pour ce qui est des chambres à gaz, une étude scientifique publiée par le professeur français Robert Faurisson [5] nie l’hypothèse qui veut qu’elles aient été créées pour exterminer les Juifs, affirmant qu’elles servaient uniquement à incinérer les corps, dans le but d’éviter la propagation des maladies et des infections dans la région. " [6]

Le mouvement sioniste a comploté contre le peuple juif " Il n’est pas très difficile de rétablir la vérité [en ce qui concerne les crimes nazis], documents à l’appui. La deuxième guerre mondiale a bien eu lieu, faisant des millions de victimes. C’est Hitler… qui a créé les camps de concentration dans toute l’Europe pour contrôler tous ses opposants et ennemis, dont des peuples qui ’ne méritaient pas de vivre’, et c’est également lui qui a inventé les chambres à gaz. Toutefois, un autre aspect de la vérité demeure enveloppé de mystère, telle la face cachée de la lune…

Comment une personne sensée peut-elle croire que les institutions du mouvement sioniste, créées pour défendre le " peuple [juif] ", soient devenues par la suite l’instrument de leur anéantissement ? L’histoire nous apprend que Néron a brûlé Rome, mais qu’il était fou, ce qui le décharge de toute responsabilité. L’histoire nous enseigne aussi que des dirigeants ont trahi leurs peuples et leurs pays, les vendant à l’ennemi. Mais ces dirigeants sont peu nombreux et seuls responsables de leurs actes. Or le complot d’un mouvement populaire contre son propre " peuple " est un phénomène surprenant qui nécessite un examen minutieux si l’on veut éviter les fausses accusations... "

De la similitude entre nazisme et théorie sioniste " En discutant des idées sionistes officielles, épousées avec une profonde conviction et une grande foi par les partisans du mouvement, on découvre que ces derniers croient en la pureté de la race juive, tout comme Hitler croyait en la pureté de la race aryenne, et que ce mouvement cherche une solution définitive au " problème juif " d’Europe, via l’immigration en Palestine. C’est aussi ce qu’Hitler voulait, et c’est ce qu’il a accompli. Le mouvement sioniste soutient que l’antisémitisme est éternel et inhérent au sang des gentils, qu’il n’est pas possible d’y mettre fin ou de s’en écarter. Il est donc le principal moteur de l’immigration sioniste. Il s’ensuit que si l’antisémitisme n’existait pas, il faudrait l’inventer, et que si sa flamme s’éteignait, il faudrait l’attiser. David Ben Gourion a défini le mouvement sioniste comme mouvement d’immigration [en Israël] et rien d’autre : celui qui n’immigre pas [en Israël] renie la Torah, le Talmud et n’est donc pas juif… Ces idées fournissent une dispense générale à tous les racistes du monde, principalement à Hitler et aux nazis, leur permettant de traiter les Juifs comme bon leur semble, pourvu que soit encouragée l’immigration en Palestine. "

Tout le mouvement sioniste est coupable d’avoir comploté avec les nazis " Afin d’éviter toute erreur ou généralisation entre les différentes factions sionistes, et d’être le plus exact possible, il convient de préciser que le mouvement sioniste était divisé entre direction et opposition… Peut-on s’en prendre à l’opposition, qui n’appartenait pas aux institutions et à la direction [complotant contre le peuple juif] ? Cette question ne devient pertinente que s’il s’avère que des contradictions existaient au sujet de l’origine de la théorie sioniste et de son application. Mais si le point de départ et l’application concordent, comme c’est le cas ici, alors la question ne mérite pas d’être posée… Un proverbe arabe dit : " Quand des différences d’opinion surgissent entre les voleurs, le vol est révélé. " C’est ce qui s’est passé avec le mouvement sioniste : à l’époque où le parti travailliste gouvernait Israël, il a refusé de donner leur part aux révisionnistes [en référence au futur parti Likoud], ce qui fait que [les révisionnistes] ont commencé à dévoiler les faits et à déchirer le rideau de la fausseté. Cela dit, dans le feu de la discussion portant sur la participation des membres du parti travailliste [au complot avec les nazis], ils ont omis de parler du rôle qu’ils avaient eux-mêmes joué, et qui ne différait en rien de celui des autres. Puis est venue une troisième partie qui a révélé le rôle de chacun… "

Source :Institut de Recherches des Medias du Moyen-Orient (MEMRI)

Accueil du site | Contact | Plan du site | En résumé | Espace privé | Statistiques | visites : 274675