L’Observatoire des religions

Les parents préfèrent les filles dociles

lundi 21 janvier 2008

Dans la plupart des civilisations, les parents préfèrent que leurs filles soient dociles, c’est-à-dire « réservées, chastes, femmes d’intérieur, et bonnes », pour reprendre les expressions de l’Apôtre Paul, ou encore, selon le Coran, doivent-elles apprendre à être « vertueuses et obéissantes ».
Ce pourrait bien être le cas des tribus de nomades. En, effet, ce qui est le propre d’une économie nomade, c’est précisément que la terre est non pas rare, mais tellement abondante qu’elle n’a pas de valeur. Ce qui constitue le capital d’une tribu de ce genre, c’est le nombre de ses hommes et de ses bestiaux. Aussi cherche-t-il à les multiplier au maximum, conformément à la fameuse injonction biblique : Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la ; dominez sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux qui rampent sur la terre » (Genèse 1, 28). Aussi bien l’économie nomade est-elle hautement capitalistique en hommes, femmes et bétail. Elle cherche la natalité maximale pour les êtres humains comme pour le bétail. Supposons en effet que l’un des groupes choisisse de restreindre sa natalité. Un autre groupe, qui n’aura pas fait le même choix, sera plus apte, par son nombre même, à repousser le groupe à natalité contrôlée. La lutte pour la vie sélectionne le mode démographique le plus efficace, qui est en même temps le plus prolifique. Autrement dit, chaque groupe anticipant le comportement proliférant de son voisin choisira d’augmenter sa population au maximum.
Dans les sociétés non nomades, la terre est un bien rare, et même elle constitue le capital le plus précieux. D’où l’importance de la filiation légitime pour la transmission de ce capital de génération en génération. D’où aussi, par conséquent, l’importance cruciale accordée à la virginité.

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