L’Observatoire des religions
Un nouvel opium du peuple ?

La religion écologique

Bjorn Lomborg, L’Ecologie sceptique, Le véritable état de la planète, préface de Claude allègre, traduit de l’anglais par Anne Terre, Le Cherche-Midi, 743 p. , 26 e.

dimanche 1er juillet 2007

Le discours catastrophique qui domine chez les écologistes pourrait bien être la plus grande imposture de notre temps, une sorte de nouvel opium qui après avoir drogué les intellectuels et les politiciens, fourvoierait le bon peuple. Telle est la conclusion que l’on tire après la lecture du pavé de 750 pages de Bjorn Lomborg qui démonte pièce à pièce la machine rhétorique des Verts. Professeur de statistiques à l’Université d’Aarthus au Danemark, l’auteur a été longtemps membre de Geenpeace. Un jour il est tombé sur une interview de l’économiste américain conservateur, Julian Simon, qui soutenait que la plupart des connaissances traditionnelles que nous avons de l’environnement étaient erronées. Avec ses étudiants, le statisticien danois a eu la curiosité de vérifier les données de Simon, pensant qu’il s’agissait purement et simplement d’une propagande américaine de droite. Ce fut son chemin de Damas. La thèse du Professeur Simon était juste. Depuis, M. Lomborg ne cesse de répandre cette nouvelle « bonne nouvelle » : la planète se porte mieux non seulement chez les pays riches mais aussi chez les « damnés de la Terre ».
Le discours sur la déforestation est une mystification. Le magazine Time titrait en juillet 1997 une étude sur l’environnement : « Forêts du monde : massacre à la tronçonneuse ». En fait, une fantasme très ancien. Déjà Platon se plaignait que les hauteurs de l’Attique ressemblaient au « squelette d’un corps miné par la maladie » à cause du déboisement. « L’Europe a perdu 50 à 70% de sa forêt originelle. La plus grande partie a été abattue au début du Moyen Age, soit pour la convertir en terre arable, soit pour en tirer du bois de feu », remarque l’auteur à juste titre. Grâce aux plus récentes images prises par satellite, l’estimation de la déforestation tropicale nette est tombée à 0,46% ! Sauver l’Amazonie, surnommée « poumon du monde » relève de la même fantasmagorie.
Certes, les plantes produisent de l’oxygène par le biais de la photosynthèse, mais quand elles meurent et se décomposent, elles consomment la même quantité d’oxygène. Les forêts en équilibre, où les jeunes arbres remplacent les vieux, ne produisent ni ne consomment d’oxygène. Ce qui est vrai de la grande forêt amazonienne, l’est aussi de la petite jungle que vous faîtes pousser amoureusement chez vous : on n’a jamais pu mesurer, assure M. Lomborg, l’amélioration apportée par les plantes vertes à l’air intérieur. Dommage, car la pollution intérieure (causée par les foyers domestiques), est beaucoup plus dangereuse pour la santé que la pollution extérieure.
Même constat pour le réchauffement climatique, le trou d’ozone, les OGM. Les inondations, les guerres de l’eau que de prétendus experts nous prédisent, toutes ces calamités reposent sur des chiffres faux ou falsifiés, des interprétations tendancieuses, voire erronées.
Autre tarte à la crème : l’extinction des espèces.
Le bon peuple croit qu’il s’agit d’éléphants, de baleines grises et d’acajous à grandes feuilles. Or, indique M. Lomborg, les espèces sont constituées pour plus de 95% de scarabées, de fourmis, de mouches, de vers microscopiques, de champignons, de bactéries, de virus. « On ne voit pas très bien quel appui le lobby en faveur de la sauvegarde de la forêt tropicale aurait pu obtenir, se demande notre auteur, si les écologistes avaient souligné le fat que c’était surtout des insectes, des bactéries et des virus qui allaient disparaître ». Du reste, contrairement à ce que les Cassandre vertes proclament, ce ne sont pas 25 à 30% des espèces que nous allons voir disparaître au cours de notre vie, mais seulement 0,7%.

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