L’Observatoire des religions

Religion, capital social et réduction de la pauvreté au Cameroun : Le cas de la ville de Yaoundé

mercredi 19 décembre 2007 par Yves Francis ODIA NDONGO, Alice Ebéné, Joanna Tegnerowicz

Ce papier s’inscrit dans la logique des débats ayant cours depuis une dizaine d’années sur les politiques de réduction de la pauvreté. Il évalue l’influence du capital social religieux sur la pauvreté des ménages au Cameroun et particulièrement dans la ville de Yaoundé.
Dans un premier temps, il identifie les déterminants du capital social religieux à partir d’un indicateur composite obtenu par le pourcentage de chefs de ménages répondant par l’affirmative à la question : « Pouvez-vous compter sur un soutien financier (emprunt et/ou don) de la part de votre communauté (d’un membre ou des responsables) en cas de maladie, de décès d’un membre de famille, de perte d’emploi ou de période de soudure ? ».
Les estimations ont permis d’arriver à la conclusion que la réponse positive à cette question dépend du niveau d’éducation, de la fréquence de lecture du livre saint (Bible ou Coran), de la régularité du chef de famille aux réunions dans sa communauté religieuse et de l’existence ou non, au sein de sa communauté religieuse, d’un mode d’assistance formel et/ou informel sur lequel le chef de ménage peut compter en cas d’imprévu. Ensuite, l’étude estime dans trois modèles différents, un indicateur de pauvreté monétaire, de conditions de vie et un indicateur de pauvreté des potentialités à partir des déterminants socioéconomiques et des variables religieuses permettant d’expliquer le capital social religieux.
Les résultats obtenus montrent que ces variables religieuses influencent la pauvreté des ménages dans la ville de Yaoundé.
Keywords : capital social ; pauvreté

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